Le mot de l’auteur

Que ce soit une enquête sur l’idéologie des araignées végétariennes sud-américaines ou sur la nécrophilie des lucilias sericata, c’est toujours l’immersion que j’ai privilégiée. Endosser les élytres d’un diptère, sauter dans les pas de la Grande Verte ou encore marcher sur l’eau avec les gerris me semblent faire partie du principe même de la connaissance journalistique fondamentale, acquise par expérience des sens, passée ensuite au tamis du raisonnement distant.
Cela m’a toujours permis de mieux comprendre mes congénères; beaucoup mieux que par un simple regard distant et froid.

Comment croyez-vous que vois une abeille ? Quel est le degré d’estime de soi de la femelle punaise lors des sordides périodes de reproduction ? Quels traumatismes porte la grande douve du foie à naître dans des excréments ? Pourquoi la société isoptère maintient-elle un système préhistorique de castes ? Les phasmes gaulois mâles ont-ils vraiment existé ? Comment réguler l’excès de consommation de pucerons outrancièrement sucrés chez les jeunes larves coccinelles ?

Pour chacune de ces questions, j’ai procédé en essayant de vivre au plus près possible la vie des protagonistes, ou en travaillant avec des collaborateurs pratiquant cette immersion et me glanant les pépites de vérité qui auraient pu me faire défaut.

Aujourd’hui, après de longues mues préparatoires m’ayant permis d’atteindre la taille adéquate, je me lance dans mon projet le plus ambitieux : comprendre la société humaine en m’intégrant à leur vie.

C’est ce que je vous propose de suivre sur ce blog après avoir mangé son créateur initial. Je vous témoignerais chaque semaine de mes petites tentatives d’incursions dans les mystères des relations humaines, dans le secret de leur communication, au coeur leurs rituels intriguant et au sein de leurs lieux de prédilection. Résoudrai-je cette grande énigme ? Certainement pas totalement mais j’espère remplir au plus profond ma mission d’information.

Et en souhaitant bien vous émerveiller,

Auguste Scolopendro

5 réponses à “Le mot de l’auteur

  1. C’est vrai, l’idée est géniale, les articles bien pondus, les dessins assez délirants. Je vais suivre chaque article de ce journal^^
    Par contre je vais passer pour une emmerdeuse qui met trop souvent le nez dans les larousses(une espèce que les bloggeurs apprécient rarement), mais fasciola hepatica c’est la grande douve du foiE. Pas du fois. Rapport que le specimen adulte s’installe dans le foie et les canaux biliaires.(vagues connaissances en parasitologie, yep.)
    Il m’arrive de faire des fautes mais ces articles sont tellement géniaux que ce serait dommage de laisser ce genre de coquilles dedans, on n’est pas loin du perfect.
    Encore bravo, l’article suivant est encore meilleur, j’attend la suite avec impatience. J’ai même adopté un pseudo de circonstance, tiens.

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