Home edition 2 : la boîte à musique

Aujourd’hui, dans mon appartement, j’ai découvert une chose formidable.

De tout temps, les humains ont été des êtres musicaux et mélodiques. Aux temps anciens, les sauvages arboricoles vivaient au rythme des bruits de la forêts et des mélopées de la vie animale (branche qui casse, chant d’oiseaux, l’eau qui coule,…). Certains tapaient avec leurs mains sur des troncs vides, soufflaient dans des tiges ou faisaient résonner sans but leur organe vocal.

Depuis, l’homme a crée moult instruments de musique mais celui-ci est le plus fascinant : la boîte à musique.

Je me suis longtemps demandé pourquoi les humains enfournaient des choses dans ce bloc hideux, pourquoi ils appuyaient sur ces touches, ce besoin régulier de ce faire… L’être humain produit en fait de la musique de façon aléatoire. Alors qu’il fallait auparavant un compositeur et un instrumentiste, la boîte remplace allègrement les deux.

Comment ça marche ? Par pure logique déductive, j’ai d’abord mis dedans ce qu’on appelle disque (CD) mais j’ai vite compris que tout cela allait bien plus loin. Il suffit de mettre des objets divers dans le TAMBOUR (je n’invente rien) et de programmer des cycles de rotations. On écoute ensuite ce qui est produit et des sons tantôt répétitifs et lents, tantôt rapides et saccadés envahissent nos oreilles avides de ce plaisir. Si les humains semblent affectionné les sons feutrés du linge brassé dans de l’eau (c’est vrai que ça relaxe) je me suis essayé à mettre tout et n’importe quoi : ma curiosité d’enfant devant le monde a tout bonnement ressuscité, je revenais à la curiosité primitive, le plus pure, n’ayant aucune barrière forgé par l’habitude pour le livrer à mes explorations sonores.

Je peux témoigner que c’est très amusant. Le bruit de boîtes de haricot et de cannettes de bière mélangées à des clous et des huîtres avariées reste ma musique préférée. Quel délice d’être humain et de goûter au divin, bien loin du grattement autiste d’une patte de grillon.

La boîte à musique fait partie des instruments les plus indispensable au logis humain, preuve d’un attachement naturel et indéfectible à la Beauté.

Chez l’humain, ce sont les femelles qui accaparent majoritairement la création musicale! Il faut les voir glisser compulsivement tout un tas d’objets, programmer leurs cycles favoris (les plus pertinents, dans une sorte de logique de perfection mathématique très complexe) et faire jouer leur nouvel opus. Le femme humaine procède à de nombreuses modulations : remplacer une chaussette par un caleçon, séparer les objets blancs des objets colorés, glisser quelques médailles ou des clés dans une poche, changer souvent les cycles en fonction du matériau… Du travail d’orfèvre.

Le cycle préféré de mon voisin est apparemment essorage sur lequel il fait des vocalises avec sa femme, mais nous verrons ça en détail une prochaine fois.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s